Théâtre : Mars 06
Grand théatre :
*Duo violoncelle/piano : mardi 7 mars à 20h30. Durée : 1h30
*Dialogue des carmélites : opéra. Vendredi 24 mars à 20h30 et dimanche 26 à 15h. Durée : 3h
Théâtre de l’Union :
*Zitto : du mardi 7 mars au samedi 11 mars à 20h30 et le dimanche 12 mars à 16h.
Zitto ! est pour Christiane Véricel, metteur en scène, l’opportunité de rendre compte à sa façon de toutes les aventures qu’elle a vécues dans les écoles du monde entier, qu’elle traverse depuis plus de vingt ans. La classe, lieu obligé, est un théâtre du monde, beaucoup d’émotions surgissent, on y ressent le désir, l’ennui, parfois un sentiment d’injustice ou de plénitude. Christiane Véricel base toutes ses créations sur les rencontres de comédiens d’âges et de nationalités différentes qui parlent tous sur le plateau leur langue d’origine. Chacun sera tour à tour enseignant ou élève, s’exprimant dans sa langue plus ou moins bien comprise par les autres. L’inventaire des sources d’inspirations de -Christiane Véricel est ô combien poétique : «petite école de samba sous la bretelle d’autoroute à Rio de Janeiro, enfants indiens très nombreux assis au sol en attendant l’ouverture de la classe à -Pondichéry, école turque avec des filles peu vêtues qui dansent à Plovdiv, classe vide de ses élèves partis aux champs à Lao Hoy en Thaïlande…» Brigitte Salino souligne dans « Le Monde» que : «Christiane Véricel travaille avec des enfants mais - nuance importante - elle ne fait pas du théâtre pour enfant. Son théâtre à mi-chemin de Robert Wilson pour la préférence à l’image et de Peter Brook pour sa foi en un métissage d’acteurs est un théâtre magnifique, ludique, sensible, porté par les ailes d’un beau désir : agrandir le monde en mettant en scène les petits.»
ATELIERS ZITTO ! Cette création sera accompagnée tout au long de l’année d’ateliers théâtre dans des classes élémentaires de Limoges et de sa périphérie animés par Christiane Véricel et deux comédiens de la troupe.
*L’homme aux valises : du mardi 21 au samedi 25 mars à 20h30, du mardi 28 mars au samedi 1er avril à 20h30, et le dimanche 2 avril à 16h.
L’homme aux valises est un voyageur infatigable. Il poursuit sa propre identité, à travers le monde de la répression et du malentendu. Médusé, il voit bouger les êtres, exploser les révolutions, se commettre les crimes, ainsi l’homme seul, comme un aveugle dans un univers chaotique et tragiquement indifférent, est le thème de cette pièce majeure et méconnue de Ionesco. La dramaturgie du rêve, c’est le but recherché par I’auteur. Haute ambition que de raconter un rêve sans se contenter d’un collage d’images absurdes, d’oser lui donner un sens, sans le ridiculiser. Le contexte Ionescien s’y prête, puisque Ionesco, auteur français d’origine roumaine est tenté de retourner en Roumanie, au moment où règne le terrible Ceaucescu. L’absurdité de la réalité dépasse souvent celle du rêve, et il devient soudain difficile de savoir, si l’on dort, ou si l’on est éveillé. «De temps en temps, rarement, tu te réveilles dans cette vie où tu n’as fait que dormir presque tout le temps.» «Je me réveille en rêve. Je ne m’endormirai plus dans mon rêve.» C’est sur ce tragique car trop tardif constat que se termine la dernière pièce de Ionesco
Espace Noriac :
*Danser à Lughnasa : théâtre. Du 8 au 12 mars à 20h30, dimanche 13 à 16h
Michael, le narrateur, évoque ses souvenirs d'enfance aux côtés de sa mère et de ses tantes. Relations passionnées, situations exaltantes, qui avec le retour d'un oncle missionnaire et la venue d'un père trop souvent absent, précipitent les choses et installent un malaise grandissant.
Il s'agit de l'œuvre la plus populaire de celui qu'on appelle parfois le Tchekhov de l'Irlande. La richesse de cette pièce repose sur la chaleur des personnages et sur la réincarnation du monde perdu
*Festival "Autres ParOles" : Du 19 au 26 mars.
Au programme :
Le 19 mars
"Mémoires de loin",
par l'atelier de recherche Le Moulin à ParOles. Tout ça, ça parle d'ici et d'ailleurs, plein de points de vue différents sur tout ce qui touche de près ou de loin à l'immigration, toutes les immigrations, tous les exils ; entre régions de France, entre pays de la Vieille Europe, entre peuples du monde, et même en nous-mêmes.
"Mémoires de Chansons",
par la Chorale des résistances sociales. Récital de chants directement issus des grandes déplacements de population liées aux événements sociaux, économiques et politiques de ces deux derniers siècles (notamment, les phénomènes migratoires des pays du sud et de l'est de l'Europe).
Du dimanche 20 au mercredi 23 mars
"Les mannequins meurent aussi",
création 2003 par la compagnie ParOles.
Un atelier de mode avant un défilé… Trois personnes : le créateur de mode allumé, l'assistant désabusé, la relation presse faussement papillonnante y subliment des mannequins imaginaires et terrifiants. Cinq autres personnes : leurs corps trop grands, trop forts, trop petits, leurs visages parfois disgracieux, toujours étonnants. Ce sont deux mondes parallèles qui vont se côtoyer sans forcément se voir. Ils finissent par se sentir, se deviner, se dédoubler, se surprendre… se toucher.
Le lundi 21 mars
Journée de rencontre - débat autour du thème "Art et gratuité".
Le jeudi 24 mars
Soirée rencontre d'ateliers théâtre.
Le thème: dire, se dire, créer, construire, être acteur de sa vie...regarder, se regarder. Rencontrer et confronter, partager.
Le 25 mars
Présentation de l'atelier théâtre sourds/entendants animé par la compagnie Paroles et le soutien de J. Chalude.
Spectacles bilingues Français - LSF
"Je suis né deux fois",
de et avec Joël Chalude.
"L'acteur a son double, mais l'homme, lui, reste simple, même s'il est multiple. J. Chalude luit et chaloupe au centre de ces différentes vies, il se balade au cœur de toutes les émotions sans le savoir toujours, en devinant avec instinct et précision les événements qui l'entourent et le détournent pour revenir sans cesse vers le besoin de comprendre ce qui se passe chez eux, ceux-là même qui restent derrière son dos, sachant très bien ce qu'ils font." J. Claude Dreyfus.
*Avril 1905 : Théâtre : Du 29 mars au 2 avril à 20h30, le 3 à 17h00.
Durant toute l'année 1904, des grèves plus ou moins longues éclatent dans les diverses usines de la région. Les motifs essentiels sont les salaires insuffisants et le temps de travail.
L'agitation sociale est à son comble au début de l'année 1905 et les ouvriers décident alors la grève générale.
La solidarité patronale joue et l'ensemble des patrons limousins décide le lock-out (fermeture totale) de leurs usines, dans le but d'affamer et de faire céder les ouvriers.
Les personnages à la fois acteurs et spectateurs des "événements" sont les gens du peuple et de la rue, le Villaud, le Ponticaud, les lavandières, l'institutrice, les bourgeoises.
Chacun des personnages nourrit le récit de son expérience, sociale, émotionnelle, jusqu'au dénouement final, devant les portes de la prison.
La mémoire collective n'appartient à personne, elle a ses rendez-vous, ses infidélités et ses interprétations… elle n'est bien sûr pas objective. Elle est comme la terre limousine, souvent silencieuse mais toujours rebelle.
Cette page de notre histoire a cent ans, la seule ambition de l'auteur, du metteur en scène et des comédiens est de rappeler que si la porcelaine est toujours si belle, si fine, si transparente, c'est parce que la main d'un homme, d'une femme, à un moment en ont poli les arrêtes… et que parfois ça laisse des traces de sang.
*Un visa pour l’amour : théâtre. Du 29 mars au 2 avril à 20h30, le 3 à 17h00.
Ce collectif est né de la réunion des compagnies dramatiques du Limousin, qui cherchaient à développer leur réseau de diffusion. Il organisera pendant ces journées un accueil des programmateurs et des publics favorisant les rencontres avec les artistes, en ne présentant qu'un nombre limité de spectacles et ceci dans un enchaînement harmonieux. La programmation des spectacles est établie collectivement par les artistes eux-mêmes. L'idée étant de favoriser des rencontres, l'événement ne se limitera pas à la présentation de spectacles, mais tentera d'inventer toutes formes permettant le rapprochement et l'échange entre les publics, les programmateurs et les artistes et cela afin d'assurer un accueil, une écoute, un accompagnement original et de qualité.
* L'illusion du devoir - Une adolescence dans la Jeunesse Hitlérienne ! Exposition. Entrée gratuite. Lundi 14 mars à 20h30.
La Jeunesse hitlérienne fut fondée à Weimar en 1926, mais ne regroupe que des effectifs limités jusqu'au début des années trente. C'est avec la nomination de Baldur von Schirach comme chef de la Jeunesse du Reich en 1931, et surtout avec l'arrivée de Hilter au pouvoir en 1933, que les Jeunesse hitlériennes deviennent un mouvement de grande ampleur, seule association de jeunesse encore autorisée. En 1934, elle compte déjà 3.5 millions de membres.
La jeunesse hitlérienne est intégrée à l'appareil idéologique nazi ; elle prépare les enfants à la discipline, l'obéissance et la fidélité, pour la transition vers la vraie "école de la nation", la Werhmacht.
Pour cette première conférence, dont l'intervenant reste à préciser, il s'agira d'analyser les traits caractéristiques de ce mouvement de jeunesse, son rôle dans la mise au pas de la société civile par le nazisme, et son histoire inscrite dans celle du 3e Reich et de la Seconde Guerre mondiale
Yann
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